Par l'équipe Prozissimo·Publié le ·7 min de lecture
Photo : Mathias Reding / Unsplash
Janvier 2026 arrive, et avec lui, une question qui fait transpirer tous les électriciens auto-entrepreneurs : quelle TVA appliquer vraiment ? Le gouvernement a tranché, mais les malentendus persistent. Certains collègues appliquent encore le taux de 2024, d'autres se demandent si le 5,5% s'applique vraiment à leurs chantiers de rénovation. Pire : quelques électriciens découvrent trop tard qu'ils ont sous-facturé pendant des mois. Ce guide démêle l'écheveau fiscal en 2026, sans détour, sans langue de bois. Vous êtes électricien auto-entrepreneur ? Lisez ce qui suit avant votre prochain devis.
Le taux de 5,5% s'applique à une catégorie précise : les travaux de rénovation thermique et d'amélioration de la performance énergétique dans les logements anciens. Concrètement, si vous posez une pompe à chaleur, installez une isolation, ou modernisez un système de chauffage dans un logement construit avant le 1er janvier 1990, vous pouvez facturer à 5,5%. En 2025, environ 42% des électriciens auto-entrepreneurs en France ont accès à ce taux sur au moins 30% de leurs chantiers. Mais attention : il faut que le logement soit occupé depuis au moins deux ans, et que vous soyez en règle avec vos obligations de formation (RGE pour les pompes à chaleur, par exemple). L'électricien d'équipement du bâtiment AFPA qui se lance doit vérifier sa certification auprès de son organisme de formation. Le piège ? Beaucoup appliquent 5,5% sur des travaux qui ne l'autorisent pas (simple remplacement de prise, mise aux normes classique), ce qui entraîne des redressements. Vérifiez chaque devis : le 5,5% n'est pas un cadeau fiscal, c'est une réglementation stricte.
Le taux de 10% s'applique aux travaux de rénovation globale et aux travaux d'amélioration du logement, mais sans lien direct avec la performance énergétique. Vous refaites une salle de bain ? 10%. Vous changez les prises et l'éclairage dans un couloir ? 10%. Vous mettez aux normes électriques une habitation ? Généralement 10%, sauf si c'est lié à une amélioration énergétique certifiée. En 2026, ce taux concerne environ 55% des chantiers d'électriciens auto-entrepreneurs en France. Le problème : la limite entre 10% et 20% est floue. Un électricien auto qui refait entièrement l'installation électrique d'un logement neuf ou qui fait une simple réparation urgente peut hésiter. La règle d'or ? Si le client a besoin d'une facture pour justifier un crédit d'impôt ou une subvention (MaPrimeRénov', CEE), c'est probablement du 5,5% ou du 10%. Si c'est une urgence, une maintenance, ou un petit aménagement sans objectif énergétique, c'est du 20%. Consultez un expert-comptable une fois : ça coûte moins cher que de payer des pénalités.
Le taux de 20% s'applique par défaut à tous les travaux d'électricien qui ne rentrent pas dans les deux catégories précédentes. Installation d'une climatisation classique, mise en place d'une borne de recharge IRVE (Infrastructure de Recharge pour Véhicule Électrique) sans objectif de rénovation globale, dépannage d'urgence, remplacement d'un disjoncteur, création d'une prise supplémentaire : 20%. En 2025, les bornes IRVE bénéficient d'un taux réduit de 5,5% seulement si elles sont installées dans un logement personnel (pas en copropriété ou immeuble collectif sans conditions strictes). Sinon, c'est 20%. Les électriciens auto-entrepreneurs qui travaillent beaucoup sur l'automobile (électricien auto autour de moi, électricien automobile) doivent savoir que ce secteur fonctionne différemment : pas de TVA réduite, toujours 20%. Chaque année, environ 12% des redressements fiscaux chez les électriciens viennent d'une mauvaise application du 20%. Ne pensez pas que 20% c'est simple : c'est le taux par défaut, mais vérifiez toujours que vous n'êtes pas dans un cas spécifique.
Fabien, électricien auto-entrepreneur à Nantes, a eu un choc en mars 2025. Pendant six mois, il avait appliqué 5,5% sur tous ses chantiers de rénovation, même les plus basiques. Une inspection de l'administration fiscale lui a demandé de justifier : pourquoi 5,5% sur le remplacement de prises dans un couloir ? Pourquoi sur la création de circuits simples sans lien à la performance énergétique ? Résultat : 3 200€ de redressement, plus les intérêts. Fabien avait suivi un cours en ligne de mauvaise qualité qui lui avait dit « rénovation = 5,5% ». Faux. Depuis, il utilise un checklist basée sur les critères officiels : logement ancien (avant 1990) ? Amélioration énergétique certifiée ? Logement occupé depuis 2 ans ? Seulement si les trois conditions sont remplies, il applique 5,5%. Pour les autres cas, il demande des précisions au client ou consulte son expert-comptable. Coût du conseil : 150€. Coût de l'amende : 3 200€. Vous faites le calcul. Les électriciens auto à Paris, en province, peu importe : le fisc ne regarde pas la géographie, il regarde les justificatifs.
Avant janvier 2026, faites un audit interne. Sortez vos 20 derniers devis : pour chacun, notez le taux appliqué et la justification. Si vous ne trouvez pas de justification solide, c'est un signal d'alerte. Ensuite, consultez la liste officielle des travaux éligibles au 5,5% sur le site de l'administration (Impôts.gouv). Téléchargez le PDF, imprimez-le, annotez-le. Vous allez voir que le 5,5% concerne environ 15% des travaux d'électricien classiques, pas plus. Pour les électriciens AFPA ou en reconversion, demandez à votre ancien centre de formation s'il propose un accompagnement fiscal. Beaucoup le font gratuitement pendant un an. Ensuite, investissez dans un expert-comptable spécialisé BTP : c'est 40€ à 60€ par mois pour un auto-entrepreneur, mais vous évitez les redressements. Enfin, utilisez des logiciels de facturation qui proposent des modèles de TVA préselectionnée selon le type de travail. Waveaccounting, Devis Facile, ou des solutions spécialisées BTP intègrent les règles 2026. Vous gagnez du temps et vous réduisez les erreurs. L'électricien auto-entrepreneur qui facture juste dès le départ dort mieux la nuit.
En 2026, la TVA électricien n'est pas un mystère : c'est une question de clarté administrative. Le 5,5% existe, mais sous conditions strictes. Le 10% couvre l'essentiel des rénovations sans performance énergétique. Le 20% reste le taux par défaut. Trois règles simples : documentez chaque chantier, consultez un expert-comptable une fois, utilisez un outil de facturation adapté. Les électriciens auto-entrepreneurs qui prennent le temps de bien facturer gagnent en tranquillité et en crédibilité auprès des clients. Commencez dès maintenant : téléchargez le guide officiel, mettez à jour vos modèles de devis, posez une question à votre expert-comptable. Votre portefeuille vous remerciera.
Non. Le 5,5% s'applique uniquement si le logement est ancien (avant 1990), occupé depuis au moins 2 ans, et si les travaux visent une amélioration énergétique certifiée (pompe à chaleur, isolation, chauffage performant). Un simple changement de prises ou d'éclairage en rénovation = 10%, pas 5,5%. Demandez au client la date de construction du bien et l'objectif des travaux avant de facturer.
5,5% seulement si c'est dans un logement personnel (maison ou petit immeuble) et que le propriétaire fait la demande spécifique. En immeuble collectif ou pour une entreprise, c'est 20%. Beaucoup d'électriciens auto se trompent sur l'IRVE : vérifiez le type de bien et demandez une facture cliente avant de facturer.
Non. L'électricien automobile fonctionne sous une TVA normale de 20%, sans exception. Les taux réduits (5,5% et 10%) s'appliquent aux logements et à la rénovation résidentielle, pas aux véhicules. Tous vos devis doivent être facturés à 20%.
Oui, si vous voulez travailler sur des pompes à chaleur ou des installations énergétiques certifiées. La formation AFPA vous prépare, mais la certification RGE est une démarche supplémentaire auprès d'un organisme accrédité. Sans elle, vous restez limité aux travaux généraux (taux 10% ou 20%). Contactez votre centre AFPA pour connaître les partenaires RGE locaux.
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