Par l'équipe Prozissimo·Publié le ·4 min de lecture
Vous êtes artisan, vous vous blessez sur un chantier ou vous tombez malade : qui paie pendant que vous ne pouvez plus travailler ? C’est l’angle mort de beaucoup d’indépendants du BTP. Entre la Sécurité sociale des indépendants et la prévoyance (PRO BTP ou autre), voici comment fonctionnent réellement les indemnités journalières, et comment éviter de vous retrouver sans revenu.
Quand vous êtes en arrêt de travail, l’objectif des indemnités journalières (IJ) est de compenser, en partie, le revenu que vous ne gagnez plus. Pour un artisan, deux étages se superposent : d’abord les IJ versées par la Sécurité sociale des indépendants (gérée par l’Assurance Maladie), ensuite, éventuellement, ce que verse votre contrat de prévoyance (PRO BTP ou autre) en complément. La Sécurité sociale couvre une base souvent modeste : sans prévoyance, beaucoup d’artisans découvrent trop tard que l’arrêt fait chuter brutalement leurs revenus.
En tant qu’artisan, vous cotisez et pouvez percevoir des indemnités journalières de l’Assurance Maladie en cas d’arrêt, sous conditions (ancienneté d’affiliation, être à jour de cotisations). Mais attention : il existe en général un délai de carence (quelques jours d’arrêt non indemnisés), le montant est calculé sur vos revenus déclarés des années précédentes, et il est plafonné. Résultat : pour un revenu correct, l’IJ de base couvre rarement l’intégralité de ce que vous perdez. C’est une sécurité minimale, pas un maintien de salaire.
C’est là qu’intervient la prévoyance. Un contrat de prévoyance (proposé par PRO BTP, mais aussi par d’autres assureurs) vient compléter les IJ de la Sécurité sociale pour vous rapprocher de votre revenu habituel pendant l’arrêt. Selon le contrat, il peut aussi prévoir des garanties en cas d’invalidité (si vous ne pouvez plus exercer votre métier) ou de décès (pour protéger vos proches). PRO BTP, spécialisé BTP, propose des contrats pensés pour les risques du bâtiment, où ces situations sont plus fréquentes qu’ailleurs. Le montant et les délais dépendent de la formule choisie.
Avant de souscrire une prévoyance, regardez quatre choses. Le délai de franchise : à partir de combien de jours d’arrêt êtes-vous indemnisé ? (plus la franchise est courte, plus c’est protecteur, mais plus c’est cher). Le montant des indemnités : quel pourcentage de votre revenu est maintenu ? La couverture invalidité : essentielle pour un métier physique. Et les exclusions : certaines pathologies ou situations peuvent ne pas être couvertes, ou nécessiter un questionnaire de santé. Lisez ces conditions, ce sont elles qui font la différence le jour où vous en avez besoin.
Ne attendez pas l’accident pour vous poser la question. Dès votre installation, estimez ce que vous toucheriez avec la seule Sécurité sociale en cas d’arrêt long : si l’écart avec vos charges fixes (loyer, crédit, famille) vous fait peur, c’est le signal qu’il vous faut une prévoyance. Demandez un devis à PRO BTP et à un ou deux assureurs, comparez les franchises, les montants et la couverture invalidité. Une prévoyance se déduit en partie de votre revenu imposable dans le cadre de la loi Madelin : un atout supplémentaire à étudier avec votre comptable.
Pour un artisan, l’arrêt de travail est un vrai risque financier : la Sécurité sociale des indépendants ne verse qu’une base souvent insuffisante, avec délai de carence et plafond. La prévoyance — PRO BTP ou autre — sert précisément à combler ce trou. Le bon moment pour s’en occuper, c’est avant d’en avoir besoin : comparez les franchises et la couverture invalidité, et parlez-en à votre comptable pour la déduction Madelin.
Oui, sous conditions. La Sécurité sociale des indépendants verse des indemnités journalières si vous êtes affilié depuis assez longtemps et à jour de vos cotisations. Mais le montant est calculé sur vos revenus déclarés, plafonné, et un délai de carence s’applique : c’est une couverture minimale.
La prévoyance complète les indemnités de la Sécurité sociale pour vous rapprocher de votre revenu habituel pendant l’arrêt, et peut couvrir l’invalidité et le décès. Sans elle, un arrêt long peut faire chuter fortement vos revenus.
C’est le nombre de jours d’arrêt à partir duquel le contrat commence à vous indemniser. Une franchise courte (par exemple quelques jours) protège mieux mais coûte plus cher ; une franchise longue est moins chère mais vous laisse sans complément au début de l’arrêt.
Les cotisations d’un contrat de prévoyance Madelin sont en partie déductibles du revenu imposable de l’artisan, dans certaines limites. C’est un avantage à étudier avec votre expert-comptable, qui calculera précisément votre plafond de déduction.
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