Par l'équipe Prozissimo·Publié le ·5 min de lecture
Chaque fin d'année, le gouvernement vote la "loi de finances" : c'est le budget de l'État, et il fixe une partie des règles qui touchent votre activité (impôts, seuils, cotisations). Bonne nouvelle pour 2026 : peu de bouleversements, et même une grosse frayeur évitée côté TVA. On vous explique, sans jargon, ce qui change vraiment à votre niveau — et surtout ce que vous avez à faire (souvent : rien).
La loi de finances, c'est le budget de l'État voté chaque année par le Parlement, en général en décembre. Elle décide combien l'État dépense et comment il se finance — donc une partie de vos impôts, des seuils et des cotisations. À côté, la "loi de financement de la Sécurité sociale" (LFSS) fixe les règles de vos cotisations sociales (maladie, retraite). Les deux sortent fin décembre. Ensuite, des "décrets d'application" précisent les détails au fil de l'année : c'est pour ça que certaines mesures n'entrent en vigueur qu'au printemps ou à l'automne. Retenez l'essentiel : tout ne change pas le 1er janvier, et la plupart des nouveautés sont appliquées automatiquement par l'URSSAF et les impôts — vous n'avez rien à déclarer de spécial.
C'était LA grosse inquiétude des artisans en micro-entreprise : un projet voulait abaisser fortement le seuil à partir duquel on doit facturer la TVA (jusqu'à 25 000 € de chiffre d'affaires pour les travaux). Concrètement, beaucoup d'artisans auraient dû ajouter 20 % de TVA sur leurs devis, devenant plus chers face à la concurrence. Bonne nouvelle : les députés ont rejeté cette mesure. Les seuils de franchise de TVA ne bougent pas. Tant que vous restez sous le seuil prévu pour votre activité, vous continuez à facturer sans TVA, comme avant. Rien à changer sur vos devis ni vos factures. C'est une bonne nouvelle pour votre compétitivité, surtout face aux clients particuliers qui ne récupèrent pas la TVA.
Côté cotisations sociales, une réforme change la façon de calculer ce que vous versez (pour les artisans au régime réel, c'est-à-dire hors micro-entreprise). L'idée : à montant de cotisations quasi identique, une part plus faible part dans la CSG/CRDS — qui ne vous ouvre aucun droit personnel — et une part plus grande finance votre retraite. Autrement dit : vous cotisez à peu près pareil, mais "mieux", car vous construisez une meilleure pension. C'est une vraie avancée pour les indépendants, historiquement mal lotis sur la retraite. On détaille tout ça dans l'article dédié à la réforme des cotisations (lien plus bas).
C'est le changement le plus concret de 2026. À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises — y compris les artisans et les micro-entreprises — doivent être capables de RECEVOIR des factures au format électronique (et plus seulement un PDF par email). L'obligation d'ÉMETTRE vos propres factures en électronique arrivera ensuite : elle est prévue plus tard (2027) pour les petites entreprises et les micro-entreprises. Ce que ça veut dire pour vous : il faudra passer par une plateforme agréée pour envoyer et recevoir vos factures. Pas de panique, ce n'est pas pour tout de suite côté émission, mais c'est le moment de commencer à vous renseigner. Et méfiez-vous des démarcheurs qui vous vendent une "mise en conformité urgente et payante" : prenez le temps de comparer.
Pour 2026, la liste est courte. Côté TVA : rien, vos seuils sont maintenus, continuez comme avant. Côté cotisations : rien non plus, l'URSSAF applique la réforme automatiquement — sachez juste que votre retraite se construit mieux. Côté facture électronique : c'est le seul vrai chantier à anticiper, en vous renseignant sur les plateformes agréées d'ici l'automne. Et dans tous les cas, méfiance avec les emails ou appels qui agitent l'urgence pour vous vendre un service : les vraies infos sont gratuites sur service-public.fr, impots.gouv.fr et urssaf.fr. C'est tout — pas de révolution en 2026, plutôt une bonne nouvelle (TVA) et une amélioration discrète (retraite).
La loi de finances 2026 est plutôt clémente pour les artisans : pas de hausse de TVA pour les micro-entreprises, des cotisations qui financent mieux la retraite, et une seule vraie échéance à préparer — la facture électronique de septembre. Le réflexe à garder : vérifier les nouveautés chaque année aux sources officielles, et ne jamais payer dans l'urgence un service de "mise en conformité" non sollicité.
Non. Le projet d'abaisser le seuil de franchise de TVA (jusqu'à 25 000 € pour les travaux) a été rejeté par les députés. Les seuils restent inchangés : tant que vous êtes en dessous du plafond prévu pour votre activité, vous continuez à facturer sans TVA, comme avant.
Globalement non. La réforme change surtout la répartition : à montant quasi identique, une part plus faible va à la CSG/CRDS et une part plus grande finance votre retraite. Vous cotisez à peu près pareil, mais vous construisez une meilleure pension. L'URSSAF applique ce calcul automatiquement.
À partir du 1er septembre 2026, vous devez pouvoir RECEVOIR des factures électroniques, même en micro-entreprise. L'obligation d'ÉMETTRE vos factures en électronique arrive plus tard (prévue en 2027 pour les petites entreprises et micro-entreprises). Renseignez-vous sur les plateformes agréées d'ici l'automne.
Les sources fiables et gratuites sont service-public.fr, impots.gouv.fr et urssaf.fr. Méfiez-vous des emails ou appels qui vous pressent de payer une "mise en conformité" : les vraies démarches ne se font jamais dans l'urgence sous pression commerciale.
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